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J'ai acheté ma maison en kit !!!

Publié le 30/04/2009 à 12:00 par souribati
En raison de la difficulté d'accéder à la propriété, les maisons en kit séduisent de plus en plus de propriétaires.
La maison en kit est tendance et…économique. Car avec l'inflation du prix de la pierre, les ménages ont de plus en plus de mal à boucler leur projet immobilier. Une aubaine pour les constructeurs de maisons en kit qui promettent des économies de l'ordre de 20 à 30% par rapport à une maison clé en main. Pourtant depuis quelques années le phénomène a largement dépassé les ménages modestes. ''En France, au début des années 80, les gens venaient chez nous pour faire des économies. Dorénavant, les personnes qui font appel à nos services le font pour travailler dans leur maison. A la motivation économique s'est ajoutée la motivation plaisir'', explique Maurice Penaruiz, PDG de Mikit, créateur en 1982 de la maison ''prête à finir''. Chaque année, le leader français de la maison en kit vend environ 2500 logements. Un phénomène qui s'explique notamment par la place qu'a pris le bricolage dans les loisirs quotidiens. Même Ikea, le champion du meuble à monter soi-même, se lance sur ce marché, et devrait bientôt commercialiser ses produits en France. Les particuliers se laissent donc tenter par l'aventure, séduits par l'idée de bricoler et de monter ''leur'' maison.
Mode Bobo réservée à une élite?
''Il n'existe pas un profil type. Cela va d'un ménage gagnant de deux à cinq SMIC''' poursuit M. Penaruiz. ''Pour nos clients, les économies réalisées permettent l'achat d'un logement au lieu de continuer à louer ou encore d'acheter un terrain plus grand et mieux placé''. En effet, avec des maisons comprises entre 60 000 et 100 000 euros, pour une surface allant de 80 à 120m2, la maison dite Borloo, vendue au prix de 100 000 euros, ferait presque pâle figure. S'armer de patience et faire preuve de volonté. Mais monter sa maison en kit n'est pas une sinécure. Mieux vaut avoir l'âme d'un bricoleur et être prêt à sacrifier de longues soirées d'hiver et ses vacances. En effet, une fois les murs et le toit montés, la maison est… vide, les matériaux livrés par un camion sont à charger soi-même, à même le sol. Alors avant de songer à la décoration, il faudra penser à, en vrac, monter les cloisons, s'occuper de l'isolation, de la plomberie, du chauffage… ''Nous avons commencé le 20 juillet dernier'', explique M. Claise. Après avoir consacré tout son mois d'août, ses week-ends à sa maison, il lui restait encore en septembre dernier ''entre 100 et 200 heures de travaux pour finir le carrelage et aménager les combles''. Pour 170.000 euros avec le terrain, sa maison ''prête à finir'' lui a permis d'économiser 20 000 euros. Lui était aidé par un membre de sa famille dans le bâtiment. ''Je ne suis pas vraiment bricoleur, et si les notices sont relativement claires, pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, cela peut-être compliqué. Mais nous avons eu droit à une dizaine d'heures d'aide de la part du fabricant''. Un effort que la famille ne semble par regretter. Les Claise viennent de passer leur première nuit dans leur maison en kit.


Par : Guirec Gombert
Source : http://www.lefigaro.fr



Des bâtiments sains contre la pollution intérieure .

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par souribati
Savez-vous que nous passons en moyenne 22 heures sur 24 en espace clos ou semi-clos ? L’air qu’on y respire peut avoir des effets notre santé, depuis la simple gêne (odeurs, somnolence, irritation des yeux et de la peau) jusqu’à l’aggravation ou le développement de pathologies comme les allergies respiratoires. En cause ? Les polluants présents dans l’air intérieur.

Construire sainement
Pour prendre le problème à la source, l’Institut allemand Sentinel-Haus forme, depuis 2006, les professionnels du bâtiment à une construction respectueuse des normes de qualité de l’air. Architectes, concepteurs, ingénieurs, maîtres d’ouvrages, artisans sont invités à adopter des matières certifiées (linoléum pour le revêtement des sols, peintures à base minérale, isolants naturels) afin d’éviter les produits chimiques toxiques issus des matériaux habituels. Toute construction établit dans ces conditions fait ensuite l’objet d’une certification. Les tests révèlent un taux de polluant bien plus bas que le seuil autorisé et pour un surcoût estimé entre 1 et 10 %. En deux ans, six bâtiments ont été certifiés et 12 sont en cours, en Allemagne, en Italie… et en France. Une maison est en cours de construction dans la banlieue de Nantes.

Contact : Peter Bachmann
Co-fondateur et co-président de l’Institut Sentinel-Haus
www.sentinel-haus.eu

Source : http://environnement.orange.fr/

Agence d’informations Reporters d’Espoirs

L’amiante : une bombe à retardement...

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par souribati
Le nombre de cancers liés à l’amiante ne cesse d’augmenter. Et cela dans les pays tant en développement qu’industrialisés ! Les experts réunis hier, à Berlin, à l’occasion du 11ème Congrès de la Société européenne de Pneumologie, font état de chiffres pour le moins inquiétants. A tel point qu’ils assimilent le risque constitué par l’amiante à celui d’une véritable bombe à retardement...

Il y aurait encore chaque année 30 000 nouveaux cas de cancers dus à l’amiante. A raison de 20 000 cancers du poumon et 10 000 mésothéliomes de la plèvre, en Europe occidentale, en Amérique du Nord, au Japon et en Australie... Pourtant, la plupart des Etats concernés ont déclaré l’amiante hors-la-loi ! Certains même, comme la Belgique, ont pris des mesures concrètes dès 1975...

C’est là que l’expression bombe à retardement prend toute son ampleur... Car les effets de l’amiante peuvent se manifester plusieurs dizaines d’années après une exposition répétée... Ainsi l’augmentation du nombre de cancers devrait-elle se poursuivre jusqu’aux années 2010-2020 ! En France, les cas de mésothéliomes augmenteront, d’ici là, de 25% tous les trois ans !

Deux millions de tonnes d’amiante sont encore produites chaque année dans le monde. La Russie, la Chine et le Canada en fournissent les trois-quarts. Ils exportent en majorité vers les pays en développement. C’est là que, selon les congressistes assemblés à Berlin, " des millions d’individus sont actuellement exposés à l’amiante "...

Paul De Vuyst, co-président du congrès, appelle à la création d’une " Task force " européenne. Elle centraliserait les données concernant l’amiante et ciblerait les groupes susceptibles de bénéficier d’un traitement. La bataille, assurément, sera longue...


Source : http://www.destinationsante.com/

La tour Signal ... écologique ??

Publié le 04/03/2009 à 12:00 par souribati
L’architecte français Jean Nouvel a remporté le concours pour la construction de la tour Signal à La Défense. Une tour écologique qui intégrera des bureaux, un hôtel, des commerces et des logements.


Après avoir conquis Barcelone avec sa tour Agbar et Paris avec le musée du monde Arabe et des arts premiers notamment, Jean Nouvel vient d’être choisi pour le projet phare de la Défense : la future tour Signal haute de 301 mètres.

Cette tour sera unique au monde par sa conception écologique. D’immenses panneaux s’ouvriront pour laisser pénétrer l’air dans la tour. Ce sera ainsi l’une des premières tours au monde à être ventilée naturellement. D’immenses miroirs réfléchiront la lumière du soleil pour diffuser un éclairage chaud à l’intérieur. La conception écologique de la tour devrait permettre d’économiser plus de 50% d’énergie en moins par rapport à des tours similaires .

« Je ne voulais pas faire une tour de plus. Nous avons voulu montrer que l’architecture verticale peut être beaucoup plus ouverte. Chaque étage disposera d’un atrium afin d’intégrer de l’air et de de ventiler l'immeuble alors que dans une tour habituellement on ne peut pas ouvrir de fenêtres. La tour sera décomposée en quatre immeubles superposés les uns sur les autres : ce sont de petits monde en soit » a expliqué Jean Nouvel, l’architecte du projet lors d’une conférence de presse ce matin.

Cette tour Signal sera en effet multifonctionnelle. On voit bien d'ailleurs sur la photo (ci-dessus), les différents blocs de la tour. Le rez-de-chaussée (premier bloc de la tour) sera destiné aux commerces alors que les 1er et 2ème blocs seront occupés par des bureaux sur une surface de 50000 m2. Un hôtel de luxe s’installera au sein de la troisième partie tandis que les logements occuperont la plus haute partie de la tour.

La construction de la tour devraît coûter environ 600 millions d’euros dont 100 millions financés par l’EPAD via la taxe foncière.

Le futur hôtel sera doté de 333 chambres et offrira l’une des plus belles vues de Paris. Les futurs hôtes pourront profiter d’un magnifique atrium avec vue sur la ville. « Nous avons des contacts avec plusieurs chaines hotelières de luxe, mais nous n’avons pas encore pris de décisions » nous a confié Nicolas Diaz Saldana, investisseur dans ce projet.

Des privilégiés pourront également acheter l’un des 90 appartements situés en haut de la tour. Chaque appartement profitera d’une superbe vue sur la loggia intégrée dans la tour. Un beau projet qui devrait être terminé à l’horizon 2015. La tour signera le renouveau voulu par ce gouvernement et la volonté de renforcer l’attrait de Paris et plus globalement du grand Paris face aux grandes métropoles d’affaires internationales.

Plus d'informations sur le site de l'EPAD .


Source : http://www.businesstravel.fr

Le bâtiment écologique, l’avenir est entre nos mains…

Publié le 23/02/2009 à 12:00 par souribati
Il est évident que depuis un certain temps l’industrie du bâtiment et malgré la beauté architecturale, la grande qualité et le confort des ouvrages réalisés, est devenue très polluante et participe chez nous en France d’un quart des émissions de gaz à effet de serre et près de la moitié de l'énergie consommée, poussant la facture énergétique à grimper de plus en plus . Pour faire face à ce problème, les professionnels du bâtiment se mettent à redoubler d’effort et à mettre la technique et le savoir faire nécessaires pour réaliser des ouvrages qui rentrent de mieux en mieux en harmonie avec l’environnement et qui pourront donc participer au grand combat international pour faire baisser le taux de réchauffement climatique et sauver notre planète. Aujourd’hui l’avenir du bâtiment est sans aucun doute le bâtiment écologique, sachant que la qualité d’une construction tient compte de plusieurs éléments dont l’architecture, la solidité …, dorénavant, elle tiendra compte aussi de son degré d’intégration environnementale.

Nous pouvons imaginer des bâtiments tout à fait écologiques avec de bons matériaux pour une excellente isolation, qui permettra d’avoir des températures idéales et complètement agréables, ou pourquoi pas un système d’éclairage ayant essentiellement comme source de l’énergie photovoltaïque produite par de nombreux panneaux solaires installés sur les toitures ou ailleurs, ou un autre processus tout à fait différent qui consiste à récupérer les eaux de pluie et les eaux noirs filtrées et les stockées afin de les réutiliser aux sanitaires et pour l’arrosage des jardins par exemple!! Et pour ne pas oublier il faut savoir que si nous réussissons à produire de l’énergie pour le chauffage grâce à ces panneaux solaires, c’est comme si nous économisons deux tiers de la consommation énergétique totale absorbée par le bâtiment et donc mettre fin à la majeure partie des émissions de CO2.

Le bâtiment écologique est le modèle de la construction type de demain. La question qui se pose est de savoir si les maîtres d’ouvrages auront la volonté et les moyens nécessaire pour s’investir dans ce genre de construction qui coûte relativement chère ?! Maintenant il est sûr qu’après tout la question du bâtiment écolo doit être une priorité pour nos gouvernements qui ont le pouvoir et la possibilité de faire en sorte que les constructions soient désormais écologiques. Pour cela, ils doivent inciter les maîtres d’ouvrages à choisir ce type de constructions qui permettent en même temps aux entreprises du bâtiment de mettre en oeuvre leurs techniques innovantes et leurs excellent savoir-faire réputé dans le monde entier par sa grande qualité dans ce domaine.

Malheureusement aujourd’hui le bâtiment écologique ne représente qu’une petite partie de toutes les constructions actuelles. Les élèves et étudiants du BTP seront la génération écolo, et j’ai la certitude qu’ils participerons à la réalisation de ces ouvrages au sein de leurs futures entreprises.


M. Abdelhaq MANSSOURI
TS1B1

Faire face aux pollutions des bâtiments : RADON ...

Publié le 19/07/2008 à 12:00 par souribati
Etat des lieux :

Elément naturel, le radon est un gaz naturel radioactif cancérigène produit surtout par certains sols granitiques ou volcaniques, résultant de la dégradation de l'uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Il s'échappe du sol, s'insinue dans le sous-sol ou la cave des bâtiments avant de contaminer l'air intérieur par le sol ou l'eau.
A l'air libre, sa concentration est faible : il est dilué par les vents. Mais dans l'atmosphère plus confinée d'un bâtiment, il peut s'accumuler et atteindre des concentrations élevées.
La présence de radon dans un bâtiment dépend de nombreux paramètres liés au sol (concentration dans le sol, perméabilité et humidité du sol, présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente), à l'habitat (procédé de construction, fissuration de la surface en contact avec le sol, système de ventilation…), à l'air extérieur, aux matériaux de construction (bétons de schistes alunifères, roche granitique, …), à l'eau à usage domestique notamment lorsque celle-ci provient de nappes souterraines situées en terrain granitique. Dans certains cas, le dégazage de l'eau dans les bâtiments peut constituer une source non négligeable (établissements thermaux par exemple…). Bref, le bâtiment, lieu relativement confiné et dont l'étanchéité avec le sol est plus ou moins efficace, peut se révéler un piège à radon.


Les risques pour la santé :

Le risque encouru en cas d'exposition varie en fonction de la quantité de ce gaz dans l'air. Sa présence varie selon la zone géographique (27 départements sont diversement touchés sur le territoire français d'après une carte dressée par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire - I.R.S.N.- avec l'aide des Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales -D.D.A.S.S.). Ainsi, l'Auvergne et la Corse du Sud sont les zones les plus touchées.

Les risques pour la santé liés à l'exposition au radon ont été établis à partir de nombreuses études faisant apparaître un lien avec le cancer du poumon.
Le risque de cancer du poumon est prouvé chez les mineurs d'uranium, fortement exposés au radon. En revanche, il n'est pas clairement établi pour les personnes exposées au seul radon dans les bâtiments. Les études qui ont été menées ne permettent pas toutefois de conclure à l'absence de risque, même si celui-ci est minime.


Les mesures de prévention :

Une instrumentation très variée est disponible sur le marché pour effectuer une surveillance de la contamination radioactive atmosphérique. Elle permet :

- soit la mesure en continu de la contamination
- soit la mesure par échantillonnage (suivi d'une analyse de l'échantillon)
- soit la simple détection d'une contamination.

Pour les contaminations de surfaces, il existe des détecteurs adaptés à chaque type de contamination. Ceux-ci doivent être mis à la disposition du personnel, notamment lorsqu'il utilise des sources non scellées. Quand une contamination des lieux de travail a été mise en évidence, il existe une forte présomption de contamination du personnel. On recherche celle-ci à l'aide de détecteur (corps entier, main, pieds). Ces appareils mesurent le(s) rayonnement(s) émis par les substances radioactives déposées sur les vêtements ou le corps.

Le dosimètre mesure les doses reçues par les personnes exposées, c'est à dire attribuer une valeur aux grandeurs telles que " dose équivalente " ou " dose efficace ".
Il permet de vérifier que les expositions restent, pour chaque travailleur exposé, de l'ordre de grandeur des doses prévisionnelles pour le poste de travail.
Il est fortement recommandé de prendre des mesures afin de déterminer si le taux de radon dans l'air excède 1.000 Bq/m3. Un diagnostic préalable est nécessaire avant de commencer des travaux.

Décontamination des bâtiments :

Ces derniers consistent, le plus souvent, en un traitement d'étanchéité pour combler, selon les cas, trous et fissures des sous-sols, des vides sanitaires, des murs, des planchers et des passages de canalisation par lequel s'échappe le gaz. Cela peut aussi consister à ventiler le sol en dessous du bâtiment et les vides sanitaires, à aérer les pièces en mettant en place, le cas échéant, un système de ventilation mécanique double flux (entrée-sortie).
Le dépistage du radon doit être effectué par un ingénieur ou un technicien spécialisé dans la radioactivité et l'hygiène industrielle.

Décontamination de la zone de travail :

Dans un premier temps :

- Revêtir une tenue étanche, et si nécessaire, porter un masque respiratoire
- Baliser la zone contaminée, la protéger et enfermer les objets contaminés dans des sacs de vinyle
- Prendre des mesures limitant la dissémination des produits : utiliser sur les liquides radioactifs un matériau absorbant (vermiculite, sable, terre, papier absorbant…), et pour les poudres, les humidifier afin de mieux les absorber avec un matériau adéquat.

Dans un deuxième temps : Décontamination de la zone de travail :
La nature des supports contaminés et celle des substances contaminantes guideront le choix de la technique à utiliser : aspiration, lavage, traitement chimique. La décontamination s'effectuera toujours de la limite externe de la zone vers l'intérieur de façon à ne pas disperser ou étendre la contamination.
Dans les cas où la période du radioélément est courte (quelques jours par exemple), le plus simple et le plus efficace est de fermer le local, et d'attendre que la contamination disparaisse d'elle-même.
Tous les effluents et résidus de cette opération seront recueillis avec le plus grand soin, ainsi que les objets et les vêtements contaminés. Ces déchets pourront être éliminés dans certains cas par l'intermédiaire de l'ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs).

Suivi des actions correctives :
Une contre mesure devra se faire pour définir le taux de radon et de ses descendants afin de permettre la réintégration du public dans les locaux.
De plus, une alarme technique visuel ou (et) sonore devra permettre de signaler à l'exploitant ou la personne responsable du site la présence d'un défaut du(es) extracteur(s) mécanique(s) avec des consignes explicites et affichées :
- Ouvrir les fenêtres et portes pour combattre la remontée du taux de radon
- Appeler la collectivité de rattachement (numéro de téléphone)
- Appeler l'entreprise (numéro de téléphone) ayant à charge la maintenance des extracteurs pour remédier au plus vite au défaut et remettre en fonctionnement l'installation


Les travaux de dépollution :

Principales consignes à suivre pour ce type de travaux :

- Utiliser des techniques produisant aussi peu de poussières que possible (pour le nettoyage, proscrire balais et aspirateurs ménagers)
- Aspirer systématiquement les poussières avec un aspirateur équipé de filtres à très haute efficacité (pour les petites quantités de poussières, préférer un nettoyage à l'humide) ;
- Porter des équipements de protection (vêtements, gants, appareil de protection respiratoire) ;
- Ne pas boire, fumer, manger, mâcher du chewing-gum sur les lieux de travail ;
- Se laver le visage et surtout les mains avant les pauses et la sortie.


Le cadre réglementaire :

La réglementation concernant le monde du travail est destinée à prévenir des risques liés à l'utilisation de rayonnements ionisants en milieu professionnel. Elle prévoit un certains nombre de mesures :
- Responsabilité du chef d'établissement,
- Respect des principes de radioprotection : justification, optimisation et limitations des doses, pour tous les travailleurs, et en particulier pour certaines catégories,
- Evaluation des risques par l'analyse des postes de travail et, pour toute opération envisagée en " zone contrôlée ", évaluation prévisionnelle des doses susceptibles d'être reçues par les travailleurs,
- Désignation d'une " personne compétente " qui assiste l'employeur dans l'organisation de la prévention,
Cette désignation est obligatoire dès lors que la présence, la manipulation, l'utilisation ou le stockage d'une source ou d'un générateur de rayonnement ionisant entraîne un risque d'exposition pour les salariés de l'établissement, des entreprises extérieurs ou des travailleurs non salariés intervenant dans l'établissement,
- Définition de zones de travail en cas de source de rayonnement dans l'entreprise. La définition des zones repose sur une estimation théorique de la dose que recevrait un travailleur présent en permanence sur ce lieu de travail. Ces zones doivent être convenablement signalées et le personnel classé selon son exposition professionnelle aux rayonnements ionisants,
- Suivi des personnes potentiellement exposées : surveillance médicale et suivi dosimétrique individuel,
- Contrôles techniques de radioprotection, comprenant un contrôle régulier des sources et appareils émetteurs de rayonnements ionisants, ainsi qu'un contrôle des dispositifs de protection et d'alarme, et des dispositifs de mesure,
- Contrôles techniques d'ambiance : ils ont pour objectif la caractérisation de l'ambiance radiative des locaux de travail (débits de dose externe, concentration de l'activité dans l'air et contamination des surfaces),
- Formation et information des travailleurs. Tous les travailleurs intervenant en zone contrôlée ou surveillée doivent notamment recevoir une formation à la radioprotection,
- Traçabilité complète des matières radioactives,
- Maîtrise des rejets dans l'environnement.
Textes sont consultables en ligne sur le site de Légifrance.

Travailleur exposé : valeurs limites d'exposition et classement
La notion de " travailleur exposé ", à la base du dispositif réglementaire concernant les travailleurs, est définie à l'annexe du Code du travail : " tout travailleur, salarié ou non, soumis dans le cadre de son activité professionnelle à une exposition aux rayonnements ionisants susceptible d'entraîner des doses supérieures à l'un quelconque des niveaux de doses égaux aux limites de dose fixées pour les personnes du public ".
L'exposition " environnementale " de la population générale, du fait des activités humaines impliquant la radioactivité, ne doit pas dépasser la dose efficace de 1 milliSievert par an (mSv/an), ou des doses équivalentes de 15 mSv/an au cristallin et de 50 mSv/an en valeur moyenne pour tout cm2 de peau exposé (doses fixées pour les personnes du public aux termes des articles R. 1333-8 et R. 1333-9 du Code de la Santé publique).

source :http://www.preventica.com/dossier-depollution-batiment-radon-01-08.php

Les dangers de l'amiante..

Publié le 19/07/2008 à 12:00 par souribati
En 1996, 1 950 personnes en France sont mortes d'une maladie provoquée par une exposition à l'amiante (750 mésothéliomes et 1200 cancers pulmonaires). A lui seul, l'amiante tue 2 fois plus que l'ensemble des accidents du travail toutes causes confondues.

Définition :

L'amiante est un silicaté fibreux, inaltérable au feu, doté de propriétés mécaniques et d'isolation qui ont justifié son usage industriel.

Il y a deux variétés d'amiante :

- la serpentine qui ne comporte qu'une espèce cristalline, le chrysotile.
- les amphibobes qui comportent cinq espèces : anthophyllite, amosite, actinolite, trémolite et crocidolite.
Application :

L'amiante a les caractéristiques suivantes : incombustibilité, imprutrescibilité, résistance à la chaleur et isolation thermique, résistance à la corrosion, résistance mécanique élevée, très grande durabilité, affinité avec le ciment et d'autres liants.

De part ces propriétés, l'amiante a été utilisé dans de nombreuses industries :

- Bâtiment et Travaux publics avec comme applications les flocages et calorifugeages, certains revêtements routiers, les matériaux en amiante ciment, les joints d'étanchéité
- Textiles
- Produits à usage domestique

Législation:

Le 1er janvier 1997, un décret a interdit la fabrication, l'importation, la mise sur le marché national, l'exportation, la détention en vue de la vente, l'offre, la vente et la cession à quelque titre que ce soit de toutes variétés de fibre d'amiante et de tout produit en contenant.
Les risques pour la santé :

Les matériaux qui contiennent de l'amiante se dégradent en vieillissant. Des fibres d'amiante se libèrent. Sous l'effet de chocs, de vibrations, de frottements, d'usinage ou de mouvement d'air, se crée des poussières d'amiante qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires. Il a été scientifiquement démontré que l'amiante est cancérigène.

L'inhalation prolongée de fibres d'amiante provoque :

Des maladies avec atteintes non tumorales :

- l'asbestose ou fibrose interstitielle diffuse (c'est une maladie professionnelle résultant d'une exposition massive à l'amiante)
- les pleurésies bénignes asbestosiques
- les plaques pleurales provoquées par la pénétration de l'amiante dans la plèvre pariétale.

Des maladies avec atteintes tumorales :

- le mésothéliome qui est un cancer du revêtement de la cavité pleurale entourant les poumons. Depuis une cinquantaine d'années, sa prévalence ne cesse d'augmenter dans les pays industrialisés. L'amiante a été reconnue responsable de ce cancer à partir de 1960 quand on a découvert une population de mineurs d'Afrique du Sud atteints par cette pathologie.
- le cancer broncho-pulmonaire qui est un cancer du revêtement des cavités pulmonaires
- autres cancers plus rares


source :http://www.caducee.net/DossierSpecialises/cancerologie/amiante2.asp

Vers l'autonomie énergétique pour se loger et se déplacer..

Publié le 19/07/2008 à 12:00 par souribati
Pour répondre aux défis énergétiques, environnementaux et de santé publique posés aujourd’hui par le logement et les transports, le CSTB explore de nouvelles pistes. Sa mission de service public l'amène à de nouveaux modes de réflexion, en partant du principe que les efforts sur la consommation énergétique des bâtiments ne suffisent pas. Pour réduire le bilan carbone, il faut réfléchir aux modes d’accès et à l'utilisation de la voiture particulière. Les bâtiments et les transports sont les deux espaces de vie dans lesquels nous passons en moyenne plus de 90% de notre temps. Mais ils sont responsables d'environ 70% des consommations énergétiques et de 50% des émissions de CO2. Or, il existe un lien étroit entre bâtiments et transports, puisque pour la plupart des constructions (de la maison individuelle à l'immeuble collectif), des lieux d'activités aux centres commerciaux ou de loisirs, il est obligatoire de prévoir des places (garages, parkings…) pour "stocker" des véhicules … plus de 95 % du temps.

Vers une convergence bâtiment - transport :

Le bâtiment, même "à énergie positive" n'arrivera donc pas seul à réduire suffisamment les émissions de CO2. Les véhicules garés au bas de l’immeuble (logement, bureaux…) mettent à mal les efforts réalisés. En effet, on estime qu'une diminution de 80 kWh/m²/an dans le bâtiment est annulée par 20 km par jour en véhicule particulier*. Construire performant… un peu plus loin, ne résout donc pas totalement la question énergétique. Pour répondre à ce paradoxe et exploiter au mieux les véhicules, un nouveau concept apparaît : faire de la voiture électrique ou hybride rechargeable un nouvel équipement de la maison, à l'instar du chauffe-eau "hybride" qui utilise au mieux et indifféremment les énergies renouvelables et fossiles (électro-solaire ou solaire-gaz, solaire biomasse).

En devenant un équipement de la maison, la voiture électrique (ou hybride rechargeable) pourrait remplir trois fonctions : mobilité, stockage d'énergie, au plus près de la demande, et secours. De "mal nécessaire", la voiture pourrait ainsi se transformer en atout pour exploiter au mieux les potentialités des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien) et du réseau existant (recharge la nuit en heures creuses). Ce concept est mis en pratique de manière expérimentale par Toyota sur sa maison démonstrateur "Dream House". Le bâtiment est connecté avec une Prius, voiture hybride qui devient source d’énergie en cas de panne d’électricité. Réservoir plein, le véhicule approvisionne la maison en électricité pendant une journée et demie. A l’inverse, les cellules photovoltaïques de la maison recharge les batteries de la voiture.

A plus grand échelle, on pourrait imaginer une meilleure exploitation des parkings, en particulier des grandes surfaces ou des entreprises, comme le teste Google dans son nouveau centre en Californie. Pendant l'immobilisation des véhicules, les panneaux PV installés sur les bâtiments et les parkings rechargent les batteries de véhicules hybrides rechargeables. Des services complémentaires pourraient être associés : entretien, maintenance, réparation…, ce qui pourrait faire gagner un temps précieux à leurs utilisateurs.

Deux verrous : le stockage et les réseaux intelligents:

Le concept AUTONHOME est basé sur une convergence des bâtiments producteurs d'énergie et des véhicules électriques, voire hybrides rechargeables. Se pose alors la question de l'adéquation offre-demande, la production d'énergie étant intermittente et dispersée. Le stockage au plus près de la demande (bâtiment, véhicules) apparaît comme une option pertinente. Pour les véhicules, des batteries légères à haute capacité de stockage, avec une recharge rapide et un cycle de vie à faible impact sur l'environnement, seraient nécessaires.

Comme ce qui a été fait pour l'information avec Internet, une mise en réseaux des sources d'énergie dispersées et une bonne connaissance de leur disponibilité seront nécessaires. A cet égard, le développement des réseaux intelligents (convergence de l'énergie et de l'information, réversibilité) fait l'objet de recherche aux Etats-Unis (Intelligrid) et en Europe (SmartGrids).

Enfin, l'application concrète de la convergence bâtiment-transport est au centre de plusieurs projets de "Territoire Durable". Par exemple, une application pratique de cette vision a démarré dans un comté de Floride, le "Sarasota county" qui revendique un statut de premier "Territoire Durable". Ce projet est réalisé en collaboration avec le National Renewable Energy Laboratory (NREL) qui développe le concept d'autonomie énergétique pour le logement et les déplacements à l’échelle d'un territoire.

* Perspectives énergétiques de la France à l’horizon 2020-2050 - Rapport d’orientation – "Scénarios énergétiques" - Avril 2007 - Commission Énergie (Thierry Chambolle, président du groupe 5, Hervé Pouliquen, rapporteur) – Centre d'Analyse Stratégique.

source de l'article :http://www.cstb.fr/actualites/webzine/editions/edition-mars-2008/autonhome-vers-une-autonomie-energetique-pour-se-loger-et-se-deplacer.html

Etudes prospectives 2015

Publié le 06/07/2008 à 12:00 par souribati
Un chiffrage de l’évolution de l’activité bâtiment à l’horizon 2015 a été effectué au sein d’un groupe de travail associant le ministère (DAEI, DGUHC, ANAH) et les Fédérations professionnelles. Ceci afin de projeter le cycle de l’activité BTP et de pendre en compte le contexte des dernières années, caractérisé par une croissance particulièrement soutenue dans le logement neuf, par des taux d’intérêt bas et par une forte demande en logements.
Cette étude a également donné lieu à une prospective de l’emploi dans le bâtiment à l’horizon 2015.

Source : http://www.construction.equipement.gouv.fr

Le point sur plusieurs aspects de l’emploi dans le BTP à la fin de 2005

Publié le 06/07/2008 à 12:00 par souribati
- Comment expliquer la forte croissance du bâtiment et des TP dans une conjoncture économique plutôt morose ?

Effectivement, le dynamisme constaté depuis 2003 peut surprendre. Depuis longtemps, l’activité du BTP a accompagné, en les accentuant le plus souvent, les phases de reprise ou de récession de l’économie. Cela avait été le cas pour la période de récession de 1991 à mi-1997, puis lors de la forte reprise qui a suivi jusqu’en 2001, et qui était due à plusieurs facteurs : amélioration de la conjoncture économique générale, prêts à taux zéro, amortissement « Périssol », tempête de fin-1999 et surtout effet de l’application de la TVA à 5,5% sur l’entretien de logement en septembre de la même année.

Mais après une pause, de fin 2001 à mi-2003, il semble bien que ce soient des moteurs propres à la demande d’activité du secteur qui ont relancé celui-ci : citons les bas taux d’intérêts, des besoins en logement non-satisfaits, l’amortissement « de Robien » dans le logement neuf, les prorogations de la TVA à 5,5 % dans l’entretien, mais aussi le dynamisme des travaux publics, portés par la demande des collectivités.

Cette croissance devrait se traduire par la création de nombreux emplois : dans quels métiers en particulier ? Quid de l’Ile-de-France ? D’une manière générale, font ils appel à des compétences ou des qualifications plus élevées ?

Cette longue phase de croissance, depuis huit ans, se traduit effectivement par près de 200 000 créations nettes d’emplois salariés, (1 137 000 salariés fin 1997, 1336 000 attendus fin 2005) plus une soixantaine de milliers d’équivalents en intérim supplémentaires dans le pays (75 000 en 1997, 135 000 en 2005). Cette forte reprise a surtout concerné l’ouest et la moitié sud de la France, l’effectif de l’Ile de France étant resté stable à 230 000 salariés permanents plus 16 000 à 17 000 intérimaires durant la même période.

D’une manière générale, les besoins en emploi du secteur correspondent à des compétences et des qualifications de plus en plus élevées. Ceci est consécutif au poids relatif croissant, à long terme, du second œuvre du bâtiment sur le gros œuvre et les travaux publics qui ont connu les plus forts gains de productivité. Ainsi, il y a trente ans, on comptait un salarié du second œuvre pour un du gros œuvre ; aujourd’hui, plus de deux pour un. De 1998 à 2005 inclus, les travaux publics ont gagné 25 000 salariés, à 250 000 (+ 11 %), le gros œuvre du bâtiment 45 000, à 345 000 (+ 15 %) et le second œuvre 129 000, à 741 000 (+ 21 %). (Estimation SG/DAEI/BASP ; d’après INSEE et CNS/BTP). Aujourd’hui, sur 100 salariés du secteur, 26 sont dans l’encadrement, 48 sont ouvriers qualifiés et 4 de futurs qualifiés par la voie de l’apprentissage.

Au début de 2005, les tensions les plus fortes étaient constatées, sur l’ensemble du pays, dans un grand nombre de corps d’état : maçonnerie, charpente (métallique et bois), menuiserie, couverture, plomberie et chauffage. En Ile de France, comme en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, on constatait un déficit de maçons et d’ouvriers qualifiés du béton et des travaux publics. Pour ces métiers, on enregistrait à l’ANPE un flux d’offres supérieur aux demandes.

Pourquoi le secteur reste-t-il aussi dépendant de l’intérim ? Pourquoi les entreprises du secteur rencontrent-elles autant de difficultés à recruter ? Dans quelles proportions, par branches, tailles d’entreprises ?

Si l’on calcule ce que l’on appelle le « taux de recours » à l’intérim, c’est-à-dire le rapport entre équivalents-salariés envoyés par les entreprises de travail temporaire et salariés propres à l’entreprise utilisatrice, celui-ci paraît élevé : environ 10 % actuellement, ce qui place le secteur en seconde place derrière l’automobile pour ce mode de « gestion de la main-d’œuvre ». Mais la part de l’intérim (135 000 personnes en moyenne en 2005) dans l’ensemble des actifs du BTP, soit un total de 1 736 000 travailleurs salariés, indépendants et intérimaires en cette fin d’année 2005, se situe à moins de 8 %. Encore convient-il de signaler qu’à la différence d’autres secteurs à forte saisonnalité de leur activité, la construction n’a que modérement recours aux CDD : environ 70 000 des 1 336 000 salariés propres aux entreprises sont sous ce type de contrat, soit 5 %, le restant étant employé en CDI.

Cela étant, les causes du recours à l’intérim par le BTP sont assez « classiques » : assurer les à-coups du recrutement de grands chantiers par définitions temporaires, ou nomades, permettre de faire face à la « haute saison » d’activité mais aussi moyen indirect de recruter, surtout en période de hausse de l’offre de travail : on estime que le quart des missions se terminent par une offre d’embauche dans l’entreprise utilisatrice. C’est ainsi que, sur le plan statistique, les retournements à la hausse du travail temporaire (1985, 1997 ou 2003) sont annonciateurs d’une hausse de l’emploi permanent.

Les difficultés de recrutement, qui avaient été très élevées jusqu’en 2001, puis en décrue jusqu’à l’automne 2003, confirment en 2005 leur acuité retrouvée l’année précédente.

Dans les travaux publics, la part des entreprises ne pouvant augmenter leur production faute de personnel (65 % en juillet 2000 mais 21% en octobre 2003) atteint 39 % en octobre 2005. Celle des entreprises de bâtiment rencontrant les mêmes difficultés (40 % à mi-2000, 15 % en décembre 2003) s’élève à près de 27 % à cette même date.

Plus généralement, les entreprises de bâtiment « éprouvant des difficultés de recrutement » (environ 80 % en 2001 et 2002 et 71 % en octobre 2003) sont 77 % en octobre 2005. Parmi celles-ci, 53 % signalent, à cette date, des difficultés d’embauche d’ouvriers qualifiés et 17 % de techniciens et d’agents de maîtrise. Enfin, environ 10 % des entrepreneurs de bâtiment signalent même, à cette date, des difficultés de recrutement de manœuvres ou d’ouvriers spécialisés.

Parmi les seules entreprises artisanales, 58 % sont dans ce cas en octobre, soit une proportion pratiquement inchangée depuis cinq ans.

Ce dynamisme tire-t-il les salaires et avantages du secteur à la hausse ?

Tout d’abord signalons que ces questions relèvent de négociations de branches entre partenaires sociaux, sous l’égide du ministère chargé de l’emploi. Les professionnels employeurs affirment avoir fait, depuis plusieurs années, des efforts substantiels afin de revaloriser les métiers, tant sur le plan de l’image que sur celui des rémunérations, et les représentants des personnels rappellent, de leur côté, qu’il reste du chemin à parcourir.
Au-delà de ce débat classique il apparaît bien qu’une revalorisation soit en cours depuis, au moins, 1998, si l’on en juge par les statistiques des indices de base des salaires ouvriers tenues par le Ministère de l’Emploi et de la Cohésion Sociale. Pour ceux-ci, rapportés en indice 100 au quatrième trimestre 1998, la construction atteignait 129,8 en juin 2005 alors que la moyenne de l’ensemble des secteurs marchands se situait à 125,5. En fait, sur les quarante-deux principaux secteurs de l’économie marchande celui de la construction constitue pratiquement la deuxième meilleure revalorisation de ces dernières années avec les services aux particuliers (129,9), derrière l’automobile (131).

On peut également observer que le BTP se situe en bonne place pour le nombre d’accords salariaux récemment signés, parmi les 84 branches professionnelles concernées. La direction des relations du travail (DRT) du Ministère de l’emploi a jugé « intéressants et novateurs » les 14 accords passés dans les TP et les 21 passés dans le bâtiment pour le niveau ouvrier (accords régionaux), la grille nationale des ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) devant être modifiée dans le cadre d’une future révision de la convention collective.

Quelles sont les perspectives d’emploi du secteur à plus long terme, compte-tenu du nombre important de départs à la retraite prévus d’ici à 2010 et du peu d’empressement des candidats à embrasser ce genre de carrières ?

Il demeure difficile, bien sûr, de prévoir avec certitude des besoins d’emplois qui découlent eux-mêmes de perspectives d’activité qui ont souvent beaucoup fluctué ces trente dernières années. Des réflexions sont menées actuellement avec les professionnels dans le cadre de l’observatoire du BTP. Mais si l’on prend le cas, théorique, d’une progression de l’activité d’un point par an en volume les besoins en renouvellement sont proches de 100 000 emplois pérennes chaque année : 75 000 à 80 000 en bâtiment et environ 20 000 en travaux publics.

Or, dans l’immédiat les perspectives favorables d’activité pour 2006 (de 3,2 % à 4,2 % en volume) et d’emploi (de 27 000 à 41 000 salariés permanents supplémentaires attendus) continuent à placer la construction, mais aussi les acteurs publics et privés de la formation et de la qualification du secteur, devant la nécessité d’assurer son renouvellement en personnel d’encadrement comme en main-d’œuvre qualifiée.

Mais on peut nettement contester l’idée, assez répandue, selon laquelle les jeunes se détourneraient autant du secteur de la construction.

Il faut observer que les effectifs en formation de bâtiment ou de travaux publics demeurent élevés, puisque depuis une quinzaine d’années près de 200 000 jeunes, toutes années confondues, suivent constamment un cursus menant au secteur. Parmi ceux-ci, une centaine de milliers le terminent chaque année, couronné du diplôme pour sept sur dix d’entre eux. Par ailleurs, les flux d’entrées de jeunes ont fortement augmenté depuis plusieurs années, et la seule catégorie des salariés de moins de 25 ans, passée de 112 000 en mars 1998 à 177 000 en mars 2004, devrait avoisiner 200 000 en 2006.
Autre exemple : le nombre des apprentis a pratiquement doublé depuis 1993, passant de 30 000 à plus de 55 000 en douze ans. Les campagnes d’information menées auprès des jeunes semblent avoir porté, puisque le nombre d’entrées dans les centres de formation en apprentissage (CFA) a augmenté de 7 % à la dernière rentrée scolaire et que l’on signale un nombre croissant de CFA pleins. Notons que d’autres questions pourraient se poser à terme comme celles de l’insertion des adultes, du recrutement d’enseignants spécialisés mais aussi celle, récurrente, de l’insertion des jeunes dans l’entreprise. Sur ce plan, les enquêtes d’insertion menées par l’éducation nationale auprès des titulaires d’un CAP ou d’un BEP obtenu par apprentissage sont encourageantes : 65% de ces jeunes qualifiés travaillaient dans le secteur six mois plus tard en 1999, et près de 85 % en 2004.

De ce point de vue, le dynamisme de l’activité du BTP depuis 1998 a été une occasion particulièrement bienvenue d’un renouvellement de personnel qui n’est pas seulement à venir mais se trouve déjà bien engagé. Il reste, bien évidemment, à le renforcer.

Le 22 décembre 2005

Source :http://www.construction.equipement.gouv.fr
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